L'Écho de Gourdon
Journal paraissant sous le contrôle de l'autorité occupante
Contrôles renforcés à toutes les issues du bourg
La garnison double ses postes de garde et consigne ses hommes — le laissez-passer est exigé à toute heure
La vie du bourg
Les postes de garde ont été doublés cette nuit aux deux entrées du village. La Kommandantur rappelle que le laissez-passer est exigé à toute heure, et que les habitants ne circuleront qu'entre leur domicile et leur travail.
Les véhicules et les bicyclettes seront présentés ce matin dans la cour de la mairie, où il en sera dressé état. Toute machine non déclarée sera saisie sur-le-champ.
On parle de mouvements sur la route de l'ouest, et d'un pont sauté du côté de . Rien n'en a été confirmé.
Le couvre-feu demeure fixé à vingt et une heures. Les cafés et débits de boisson fermeront deux heures plus tôt, et les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits sur la voie publique jusqu'à nouvel ordre.
AVIS À LA POPULATION
Programme du samedi 5 septembre 1944
- 09 h 00
- Contrôle renforcé des laissez-passer aux deux entrées du bourg.
- 10 h 30
- Recensement des véhicules et des bicyclettes, cour de la mairie.
- 11 h 30
- Distribution des titres de rationnement.
Tout au long de la journée
- Marché, ateliers et scènes de la vie du bourg.
- Campements et matériels d'époque, ouverts aux visiteurs.
Le ravitaillement
- Cartes J 3
- du 5 au 12
- Pain
- 275 g/jour
- Viande
- 120 g/sem.
- Sucre
- distribution reportée
- Savon
- néant ce mois
Le Temps
Ciel gris, brumes matinales dans les vallons ; vent faible de nord-est. Baromètre stationnaire.
Min. 9° Max. 21°
Ce journal est une fiction : il raconte un village français de 1944, non l'histoire de Gourdon.